Une nuit en Réa : Tension trop basse, la pose du Kathéter...
Publié le 26 Juillet 2012
<< Merci, merci, merci beaucoup, merci ! >>
<< Vous n’avez pas à me remercier, je vous ai fait mal >>
<< Oui mais si peu >>
<< La douleur ! Vous ne devez pas souffrir, nous avons les moyens de faire baisser le seuil de la douleur ! Dites le ! A quel niveau se trouve votre douleur sur une échelle de un à dix.
<< Euh ! Huit >>
<< Mais, Monsieur, faut nous le dire ! Je vais vous donner ce qu’il vous faut. >>
Dès mon arrivée dans le service vers 21h, une nuée de personnes c’est ruée sur mon corps, un vrai spectacle de danse contemporaine. Je n’étais pas dans un mal être, donc je pouvais observer tout le déroulement de cette séquence impressionnante pour cette toute première fois. J’ai tout de suite revu la scène du film de Pedro Almodóvar << Parle avec elle >>, cette danse des mains des soignants en train de faire le lit de cette jeune femme dans le coma. Chaque personne avait une fonction précise qu’elle exécutait sans mot. Tout se fait dans le calme, des gestes maintes fois répétés et codés. La mécanique médicale est en marche à la recherche de tous signes cliniques qui pourraient apporter des éléments nouveaux pour le traitement. Je ne m’y attendais pas à la pose douloureuse de ce Kathéter , sur l’artère radiale. Puis toute une batterie d’examens...tutti quanti…
Le moniteur était branché sur les fréquences vitales de mon corps humain, au moindre dysfonctionnement, il sonnera, sonnera en continu.
Bip ! bip ! Biiiiiiiip !
Fschhh……fschuiii…..
La nuit va être longue au service de réanimation CHRU Bretonneau de Tours…
<< Merci, merci, merci beaucoup, merci ! >>
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