Poème de Claire Kalfon

Publié le 21 Octobre 2015

L’automne a franchi le seuil

Hésitant entre soie et paillasson

Tête de mule et abandon

Les moineaux nous tiennent

La dragée haute

Et les nuages changent

De teinte comme de chemise

C’est l’heure du conte

L’heure du deuil

Un deuil des deuils

Un écueil des écureuils

Traçant d’une branche à l’autre

Laissant tomber pommes de pin

Et pommes d’api tant mieux

Et tant pis espoirs et regrets

Pas plus gros qu’une aiguille

Dans l’océan ou qu’une larme

Dans une botte de foin

Ou peut être l’inverse

Rédigé par pierrequiroule37

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