Poème de Claire Kalfon
Publié le 4 Novembre 2015
Chaque fois que le silence
Nous attrape par les épaules
Nous secoue comme un prunier
Pour faire tomber les particules
De vacarme en nous
Débris et graviers
Grumeaux et copeaux
Chardons et pardons
On peut s’endormir
La fenêtre ouverte
Au son du marteau-piqueur
Dans la rue où résonne
La colère de l’enfant hurlant
Qu’on ne l’écoute jamais
On peut se laisser glisser
Dans la bassine des doutes
Gorgés de paresse
Les paupières striées de soleil
Des abeilles plein les mains
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