Article publié depuis Overblog

Publié le 13 Mai 2015

Une pause et il a dit

Je ne m’en souviens pas

Ma mémoire défaille

Les mots ont roulé

Sans s’éparpiller

Sur la route entre

Fleuve et talus

Nos avant-bras encore pâles

Et nos craintes endormies

Comme des couleuvres au soleil

J’ai sursauté de joie

Devant un trèfle à quatre feuilles

Une phrase à l’intérieur d’une autre

Quand la doublure est plus vive

Que le vêtement qu’on donne

A voir dans la lumière du jour

Ma mémoire des failles

Voilà ce que j’ai entendu

Cette vérité plus verte

Que l’envers des arbres

Je l’ai recopiée aussitôt

Un jeu une capture

Et puis j’ai attendu

Attendu mais

Rien n’est venu

Claire Kalfon

Claire Kalfon , née en 1956, vit et enseigne à Tours. Elle a été publiée dans les revues Petite, Décharge et Friches. Certains poèmes sont en ligne sur les revues numériques Secousse, Le Capital des mots et La Toile de l’Un.

D’autres paraîtront fin 2014 dans les revues Décharge et Ce qui reste.

Rédigé par pierrequiroule37

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