Article publié depuis Overblog

Publié le 16 Mars 2015

Quand le ciel est charbonneux

Il fait nuit dans ma cage thoracique

Les mères quittent la scène

Les unes après les autres

Laissant derrière elles

Les gouttières obstruées

Les descentes

En épingle à cheveux

Et les lisières silencieuses

Quand le présent est tendu

Comme une peau de tambour

Entre ici et tout à l’heure

Voici celle qu’on n’attend pas

Une trouée dans les nuages

Où se faufilent du bleu

Du mauve et de l’incontournable

Alors je mets mon pas parmi les pas

Et je respire

 

 

© Claire Kalfon

Rédigé par pierrequiroule37

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