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Publié le 16 Mars 2015
Quand le ciel est charbonneux
Il fait nuit dans ma cage thoracique
Les mères quittent la scène
Les unes après les autres
Laissant derrière elles
Les gouttières obstruées
Les descentes
En épingle à cheveux
Et les lisières silencieuses
Quand le présent est tendu
Comme une peau de tambour
Entre ici et tout à l’heure
Voici celle qu’on n’attend pas
Une trouée dans les nuages
Où se faufilent du bleu
Du mauve et de l’incontournable
Alors je mets mon pas parmi les pas
Et je respire
© Claire Kalfon
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