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Publié le 31 Mars 2014
<< De ma petite lorgnette >>, en tant que citoyen de France, je m'étais prononcé modestement, lors d'un billet, sur les élections municipales. J'avais émis l'idée de mettre son "EGO" de côté pour donner corps à un résultat plus collectif ! Je milite pour le pouvoir collaboratif, ou toutes les décisions ne reposeraient pas sur un seul homme, soit-il providentiel ?... Je constate malheureusement une chose ,- je ne suis pas le seul -, les hommes politiques sont déconnectés des réalités de la vie du peuple !
"EGO" toujours "EGO" mais aussi " POUVOIR "l'emportent sur les désirs d'une réussite communautaire. 19 ans à la tête d'une ville, ne peut-on pas envisager de laisser sa place à une nouvelle pulsion ? Du sang neuf, de nouvelles têtes pensantes pour le bien de tous !
Élargir leur vision sectaire !! Pour le bien des citoyens !
Suis naïf et rêveur, c'est pour cela que je m'implique pas en politique !!
En tant que simple électeur, je vous propose de lire cette article de la "NR" qui présente bien les raisons de la défaite de Jean Germain, personnellement, vous vous en doutez, je vais en rajouter une, elleest essentielle, elle se nomme : "EGO"
Tours : Serge Babary élu à 49,76 %, "grâce aux quartiers"
31/03/2014 05:43
La mairie de Tours bascule à droite après 19 années de mandature socialiste. Serge Babary (UMP-UDI) a célébré sa victoire hier soir à l’hôtel de ville.
Jean Germain tire sa révérence
C'est un moment historique, depuis le temps qu'on attendait ça ! L'ambiance est électrique dans la permanence de Serge Babary, place Jean-Jaurès. Il est un peu plus de 21 h quand les premiers cris de joie retentissent.
Quelques minutes auparavant, Jean Germain vient de déclarer à la presse sa défaite. Une annonce qui traverse la place Jean-Jaurès comme une traînée de poudre. C'est bien la victoire de Serge Babary qui est confirmée
Le candidat, qui est resté discret toute la soirée, rejoint rapidement sa permanence où une cinquantaine de militants l'attendent. « C'est super, Serge, on est contents ! », lui glissent des proches.
Serge Babary remercie, calmement, prend le temps d'embrasser les personnes les unes après les autres. Il semble ému, comme sonné par ce résultat qui reste une surprise. Serge Babary le reconnaît lui-même à ce moment de la soirée, il revient de loin. « On a dit que j'avais un déficit de notoriété, que je faisais une campagne plan-plan… Les électeurs ont choisi. »
Tous les bureaux ne sont pas dépouillés mais Serge Babary décide de rejoindre, à pied, la mairie de Tours. Au moment de monter jusqu'à la salle des fêtes, les applaudissements s'intensifient. « J'attends les résultats définitifs, mais nous savons queles quartiers populaires où Jean Germain faisait de gros scores lui font défaut… »
Ces électeurs des quartiers qui ont voté à droite sont là, eux aussi, pour savourer leur victoire. « Je suis contente, c'est le changement ! », rayonne Oujda Zhara, venue du Sanitas. Avec son amie Fatima, de Tours-Nord, elles embrassent chaleureusement Xavier Dateu. « Nous sommes heureux d'avoir sorti un baron, lance Aziz Zahri, ancien employé du centre social Samira, au Sanitas. On compte sur Babary pour qu'il y ait plus de justice sociale. On va l'avoir à l'œil. »
A l'extérieur, c'est ambiance discothèque sur la place Jean-Jaurès. On croise Pierre Louault, descendu de Chédigny pour fêter la victoire. « C'était espéré, mais c'est une vraie surprise ! La droite a compris que la division ne portait pas ses fruits. »
A l'intérieur de la mairie, après avoir répondu aux journalistes, parcouru de long en large une salle des fêtes bondée, Serge Babary se lance sur l'estrade. Philippe Briand, Claude Greff, Dominique Leclerc et Brigitte, son épouse, viennent le rejoindre pour chanter la Marseillaise. « A partir d'aujourd'hui, cette mairie est ouverte pour que vous puissiez rencontrer vos élus », lance le gagnant. « A partir de ce soir, c'est une nouvelle façon de faire de la politique qui commence ! »
billet
Les dix raisons de la défaite :
1 En 1995, Jean Germain annonce qu'il briguera trois mandats au mieux. Il tente le mandat de trop.
2 Le principal adversaire de Jean Germain pendant cette campagne fut Jean Germain lui-même et son rapport trop distancié à la population.
3 L'affaire Lise Han. Pris la main dans le pot de confiture, il aurait pu confesser sa faiblesse et repartir sur des bases plus saines. Du coup, même le tramway, pourtant une vraie réussite, est passé au second plan.
4 Les rythmes scolaires et la colère… du peuple de gauche.
5 Nascar. Preuve d'un manque de discernement et d'un entourage qui ne lui servait plus de paratonnerre. Jean Germain a donné le feu vert à un projet anti-écologique trois mois avant les élections. Suicidaire.
6 Claude Roiron. Le limogeage de l'ancienne présidente socialiste du conseil général se paie aujourd'hui cash dans son quartier de l'Europe, notamment.
7 Les cumuls. A l'heure où la gauche milite pour un unique mandat exécutif, Jean Germain faisait figure de maire boulimique et omnipotent.
8 Le pouvoir absolu : mairie, conseil général, Tour(s)plus, sans compter sa complicité constamment affichée avec le député UMP Philippe Briand… son ennemi le plus sûr !
9 L'ouverture de sa liste à l'UMP.
10 La politique nationale du PS.
Pascaline Mesnage
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